En 1936, Pierre Boulanger souhaite la conception d’une voiture peu coûteuse, facile à construire dont l’entretien est simple.

Fin août 1939, le prototype du Type A 2CV est homologué. Voici les caractéristiques techniques de ce véhicule :

 – Châssis-caisson en tôle soudée.

 – Quatre roues indépendantes reliées au châssis par bras articulés

 – Bicylindre à plat de cylindrée de 375 cm³

 – Alésage x Course : 62 x 62

 – Refroidissement par circuit d’eau avec le radiateur au-dessus du moteur.

Ce prototype a été construit en 250 exemplaires dont une centaine entièrement terminée.

Septembre 1939, il n’y aura pas de production de ce véhicule en raison de la déclaration de guerre, mais le projet ne sera pas abandonné et sera même revu à la fin de la guerre. Même le successeur d’André Citroën, Pierre Boulanger, voulait détruire ces prototypes pour défendre le secret du projet contre les Allemands. Il ne sera pas totalement écouté car quelques exemplaires ont été cachés dans les combles du centre d’essai de La Ferté-Vidame et ne seront retrouvés que trente ans plus tard.

Le Type A 2CV est présenté au Salon de Paris en octobre 1948. Le système de refroidissement du moteur est modifié en passant du circuit d’eau au refroidissement par air. La transmission est faite par une boîte à quatre rapports avant et une marche arrière.

En juin 1949, le Type A est homologué puis produit à l’usine de Levallois. Entre juin et septembre 1949, 924 unités sortiront des chaînes de montage, toutes seront peintes en Gris irisé avec les phares noirs et les feux de position sur les ailes.

Octobre 1949, les feux de position sont supprimés pour le Salon de Paris. En fin d’année, les phares sont peints dans la teinte de la caisse. 6 176 sont produites d’octobre 1949 à septembre 1950.

Au début des années 50, il faut s’attendre à avoir un délai de livraison de plus de deux ans. Entre octobre 1950 et septembre 1951, 14 750 2CV sortent des chaînes. Un coupe circuit à clé est proposé en décembre 1950. Une jauge à huile souple et un filtre à air plat sont disponibles dès janvier 1951.

Cette même année 1951, le Type AU (U pour Utilitaire) est proposé, il s’agit d’une version fourgonnette qui sera utilisé entre autres par les services des Postes pour acheminer le courrier.

En mars 1952, une nouvelle capote en coton et Rhovyl apparaît. La production d’octobre 1951 à septembre 1952 est de 21 300 unités.

Octobre 1952, un nouveau coloris fait son apparition : Gris vernis et jantes ivoire. Il en sortira 34 800 jusqu’en septembre 1953. En mai 1953, les garnitures de banquettes de couleur grise sont remplacées par un tissu écossais, puis en juin de la même année, le procédé d’ouverture du capot moteur coulissant est abandonné au profit d’une ouverture pivotante. Une béquille centrale pour tenir le capot ouvert vient remplacer les deux compas latéraux. Un nouveau ventilateur à quatre pales vient prendre la place de celui à huit pales. L’ovale de capot disparaît pour deux chevrons simples.

Entre octobre 1953 et septembre 1954 sont produites 43 250 unités. En octobre, les éléments composant le capot sont soudés plus discrètement et le volant est désormais peint de la même couleur que la caisse. Mars 1954, un aménagement est adapté à la 2CV pour le marché des pays d’outre-mer, en juin, une patte chromée de fixation de vitre sur les phares de marque Cibié fait son apparition.

A partir de septembre 1954, un nouveau modèle de 2CV apparaît grâce à un moteur plus puissant, c’est le Type AZ. Elle est accompagné par sa version fourgonnette : Le Type AZU.

 Les caractéristiques techniques sont les suivantes :

 – Cylindrée : 425 cm³

 – Alésage x Course : 66 x 62

 – Bobine d’allumage

 – Ventilateur 6 pales

 – Coloris gris clair

 – Clignotants sur les custodes

 – Nouveaux feux de position arrière

 – Position d’ouverture des vitres inférieures avant

 – Trois types de phares : 

 ® Marchal Equilux

 ® Ducellier Isoroute

 ® Cibié

 – Embrayage centrifuge

Entre octobre 1954 et septembre 1955, le Type A est produit à 3 900 unités tandis que le Type AZ est sorti d’usine à 66 150 exemplaires. En décembre 1954, la suspension par ressorts à compression est remplacée par une suspension par ressorts à traction qui sera modifiée, en mai 1955, en une suspension par pots et ressorts antigalop sur le Type AZ. En juin de cette même année, le Type A adopte une suspension à butées de caoutchouc mais également le circuit électrique et les éclairages du Type AZ en janvier 1955.

En octobre 1955, Citroën opère du changement dans les moteurs de ses 2CV, les pistons ne sont plus plats mais convexes, ce qui implique un nouveau réglage de l’avance, un nouvel arbre à cames et un nouveau volant moteur, mais aussi le montage d’un carburateur Solex 26 BCI. En décembre de la même année, le Type A reçoit le disque d’embrayage du Type AZ. En janvier de l’année suivante, un avertisseur de route équipe toutes les 2CV. En mai 1956, des garnitures de portes en simili remplacent  celles en tissu. Entre octobre 1955 et septembre 1956, sont produites 215 Type A et 98 415 Type AZ.

En novembre 1956, une version luxe, le Type AZL, fait son apparition :

 – Joncs en aluminium sur les bas de caisse, le capot et les pare-chocs

 – Jantes grise

 – Capote assortie aux garnitures intérieures

 – Lunette arrière plus large

Les Types A et AZ reçoivent quelques aménagements mineurs mais perdent des aménagements intérieurs colorés et le bocal de liquide de frein en tôle qui disparaît au profit d’un bocal en verre.

En octobre 1957, au Salon de Paris est présenté le Type AZLP dont la toile de coffre est remplacée par une porte en métal. La plaque minéralogique est centrée et encadrée par deux feux incluant les feux de position et les avertisseurs de freinage sur tous les modèles qui adoptent également une grande lunette de capote.

En mars 1958, un prototype 4×4 non homologué équipé de deux moteurs est présenté à la presse dans les dunes de sable d’Ermenonville (Oise). Ce prototype est baptisé Sahara pour le marché des entreprises pétrolières et minières d’Afrique. En mai, des joncs en aluminium et insert en caoutchouc gris sont montés sur les pare-chocs.

En octobre de la même année, la version 4×4 est produite pour le marché extérieur mais reste non homologué en France. La roue de secours se situe désormais sur le capot avant, les panneaux de custode possèdent des ouïes d’aération du moteur, les ailes arrières sont échancrées et les pare-chocs sont en tube coudé. A partir de mai 1959, un nouveau chauffage est installé dans le but d’améliorer le désembuage. Juillet 1959, c’est la fin du Type A 2CV et du Type AU par la même occasion.

En septembre 1959, une seconde teinte de peinture est disponible : le Bleu glacier mais uniquement sur les Types AZL et AZLP. Sur ces modèles, une capote bleue assortie est livrée. Les roues avec percement en 135×400 laissent leur place à des roues à voile plein en 135×380. La 2CV Sahara subit quelques modifications comme

 – les orifices de remplissage en carburant à travers les portes arrière

 – la plaque minéralogique située à gauche du capot arrière

 – les feux concentrés dans l’espace horizontale, en bas du capot

En décembre de la même année, les fils de bougies sont rouges et antiparasités.

En octobre 1960, la version 4×4 vient d’être homologué. A la même époque, un nouveau coloris apparaît (le troisième) avec capotage assorti, le Vert embrun, mais aussi de nouvelles armatures de sièges avant avec un bourrelet supérieur arrivent sur tous les modèles. En novembre, le Type AZ disparaît. Au mois de décembre de cette même année, l’avant subit un restylage par un capot à cinq nervures larges, deux bavolets indépendants et une grille à cinq barrettes horizontales et deux chevrons en aluminium embouti. Le choix des teintes s’élargit par une quatrième couleur : le Jaune Panama.

Entre octobre 1961 et septembre 1962, un cinquième coloris arrive Rouge pavot au même moment où le taux de compression était amélioré et que l’alimentation soit revue. Dans cette même période, la carrosserie ENAC prépare une version mixte, c’est-à-dire, une version avec un hayon relevable, un plancher plat, la roue de secours sous le capot moteur et une banquette arrière rabattable, mais c’est seulement une option proposée par Citroën. La 2CV 4×4 ne prend plus l’appellation de Sahara.

En octobre 1962, une nouvelle planche de bord plus moderne fait son apparition en même temps que les essuie-glaces électriques. Les suspensions sont améliorées par l’adoption de pièces provenant de la fourgonnette.

Le Type AZLP disparaît en décembre 1962, remplacé en février 1963 par le Type AZ A avec de nouvelles garnitures de freins ainsi que des pare-chocs plus épais et plus solides. Le choix des coloris s’étoffe par l’apparition de trois nouvelles teintes :

 – Bleu Monte-Carlo

 – Gris rosé

 – Beige antillais.

En mars, un nouveau modèle arrive sur le marché, le Type AZAM reconnaissable par ses banquettes du type AMI, son volant à deux branches, son cerclage de vitrages par un jonc alu, son jonc de capot, ses supports d’essuie-glaces chromés, ses enjoliveurs de jantes, ses pare-chocs à butoirs verticaux et ses cercles de phares chromés. La finition mixte élaborée par la carrosserie ENAC est toujours disponible. En juin 1964, la 2CV est équipée de pneus sans chambre Michelin X.

En décembre 1964, le sens des portes avant est modifié, l’ouverture se fait désormais contre le vent.

(A suivre)